La Côte d’Ivoire va désormais mieux protéger ses éléphants. Elle étudie un avant-projet de loi sur la protection de cette espèce animale menacée d’extinction. Le pays a d’ailleurs fait de l’éléphant son emblème.

Selon le ministère ivoirien des eaux et forêts, la population des éléphants en Côte d’Ivoire n’est plus estimée qu’à 300 individus sur 1.139 dénombrés dans 26 habitats inventoriés entre 1987 et 2000.

Un avant-projet de loi sur la conservation de l’éléphant est en étude dans la capitale.

Le texte qui doit être adopté par le gouvernement avant son examen par l’Assemblée nationale, propose “des actions cohérentes, efficaces et complémentaires pour favoriser la reconstruction des effectifs des espèces d’éléphants et restaurer leurs habitats en vue de garantir à long terme leur sauvegarde démographique et génétique”.

Les autorités forestières recommandent également la “participation citoyenne” par la création de “centres d’informations sur les éléphants, l’introduction de la conservation des éléphants dans les programmes scolaires et la mise en place de mécanisme de compensations des dommages causés par les éléphants”.

La Côte d’Ivoire compte deux espèces d’éléphants, l’éléphant de savane et l’éléphant de forêt, dont les habitats ont été progressivement détruits par les plantations agricoles et l’urbanisation.

Le manque d’habitat, le braconnage alimenté par la demande internationale de l’ivoire et les conflits avec les humains ont considérablement réduit leur nombre.

En dehors des aires protégées, les derniers éléphants sont exposés à la colère des populations dont ils détruisent les cultures.

En 2014, le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) a aidé à la translocation de quatre éléphants de la forêt de Daloa (centre-ouest) jusqu’au Parc national d’Azagny (sud), pour mettre fin à des conflits réguliers provoqués par les éléphants.

Une dizaine de conflits homme-éléphant est signalée chaque année en Côte d’Ivoire, selon les autorités forestières.