Les Togolais dans les rues de Lomé pour réclamer le retour à la Constitution de 1992

Les contours du dialogue inter togolais qui devra s’ouvrir effectivement le 19 février 2018 sont en discussion à Lomé. L’agenda précis est passé au peigne fin avec la présence des émissaires du gouvernement, de l’opposition et bien entendue de la majorité présidentielle.

Selon des informations parvenues à la rédaction d’Africa rendez-vous, il est d’abord question de discuter des conditions de libération des détenus restés encore derrière les barreaux dans le cadre des manifestations enclenchées depuis le 19 Août 2017 mais aussi de ceux des incendies de Lomé et de Kara.

L’opposition y insiste car, à la demande des médiateurs, ces dispositions devraient déjà être prises par le gouvernement pour amener aussi la Coalition à lâcher aussi un peu du lest.

Ils sont encore une centaine, selon des défenseurs des droits de l’homme dans les geôles.

Outre ce sujet fondamental, il est également mis sur la table, la levée de l’état de siège qui pèse sur des villes à l’intérieur du pays mais aussi, les principales revendications de la Coalition des 14 partis politiques en l’occurrence, le retour de la Constitution de 1992 dans son état originel avec toutes ses conséquences et le vote de la diaspora.

Du côté d’Accra, l’on rassure de la présence du Chef de l’Etat ghanéen, Nana Akufo Ado tout en précisant que sauf si rien ne l’en empêche à la dernière minute.

Quelques responsables de la société civile seront consultés.

Pour cette rencontre préparatoire, la Coalition de l’opposition est représentée par Jean Kissi, Eric Dupuy et Ouro Dzikpa Tchatchikpi pendant que la majorité présentielle avec Malik Natchaba, Ayawa Dzigbodi Tsegan avec la présence de deux représentants du gouvernement notamment les ministres Gilbert Bawara et Payadowa Boukpessi.