Me Claude Amegan

Kwessi Biova Assiba Johnson, défenseur des droits de l’homme et président du Regroupement des jeunes africains pour la démocratie et le développement (REJADD) est placé sous mandat de dépôt vendredi 6 Avril 2018. Ce, malgré les tractations des avocats. Au finish, il devra passer le week-end à la prison civile de Lomé, deux chefs d’accusation finalement retenus contre lui.

Selon un des avocats, Claude Amegan, les charges qui pèsent sur Assiba Johnson ont été revues et seulement deux chefs d’accusation retenus contre lui. Il est accusé d’outrage aux autorités publiques et de diffusion de fausses informations.

Me Amegan dit s’étonner de l’arrestation de son client vu que le rapport publié n’était que préliminaire. Selon lui, l’autorité aurait pu laisser le temps à Assiba Johnson de poursuivre ses travaux et produire des preuves si réellement le rapport était digne de foi. “On ne sait pas si c’est pour éviter la publication d’autres rapports que l’autorité se précipite pour les empêcher de produire le reste“, a-t-il ajouté.

Me Raphaël Kpande-Adzaré estime lui de son côté que l’autorité aurait pu instruire le Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) pour produire un contre-rapport.

Selon ses informations, une réquisition est prise par le doyen des juges d’instruction pour ouvrir l’infirmation.

Les avocats pourraient plancher sur le fond du dossier dès lundi 9 Avril réclamant déjà la liberté provisoire pour Assiba Jonhson.

Il est reproché à ce défenseur des droits de l’homme, un rapport tendancieux sur la crise politique que traverse le pays depuis Août 2017.