La croissance économique en Afrique subsaharienne est en baisse. C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’institution de Bretton Woods.

Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique estime que la reprise économique de la région subsaharienne  est en cours mais à un rythme plus lent que prévu. Cette lenteur selon lui, est due à une faible expansion des pays à économie élevées en Afrique. Il s’agit du Nigeria, de l’Angola et de l’Afrique du Sud.

Le Nigeria et lAngola ont enregistré une baisse de la production du pétrole. En Afrique du Sud, on note une faible croissance de la consommation des ménages entrainant une réduction de l’agriculture.

Pour remédier à ce fléau, le Nigeria, l’Angola et l’Afrique du Sud se sont vues aider par les pays de la sous-région tels que  la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Rwanda. Ces pays ont soutenu la production pétrolière d’une part  et la consommation des ménages à travers l’investissement public d’autre part .

«Pour accélérer et soutenir une dynamique de croissance inclusive, les décideurs doivent continuer à se concentrer sur les investissements qui favorisent le capital humain, réduisent les erreurs d’affectation des ressources et stimulent la productivité», a recommandé  Albert Zeufack et d’ajouter « les décideurs de la région doivent s’équiper pour gérer les nouveaux risques résultant des changements dans la composition des flux de capitaux et de la dette ».

Selon la banque mondiale, ce ralentissement a entrainé une vive tension sur le marché extérieur conduisant à une augmentation de la dette de ces pays suite à l’évaluation du dollar américain.