L’ancien premier ministre nigérien Hama Amadou a été condamné à un an d’emprisonnement ferme, dans l’affaire de trafic international de bébés, lors d’un procès sans la présence de ses avocats, ce lundi 13 mars à la cour d’appel de Niamey.

Les avocats de la défense se sont retirés au motif du non respect des droits de leurs clients, seulement quelques instants après l’ouverture. Le procès s’est poursuivi sans eux et les prévenus ont, de leur côté, refusé de s’exprimer.

« Hama Amadou réside en France, donc tous les actes de procédures doivent lui être envoyés en France (…) mais le juge a estimé qu’il faut examiner cette exception de nullité au fond », a dénoncé Me Ali Kadri, un des avocats des prévenus.

« Ils veulent juger Hama et le condamner. L’objectif c’est de rendre une décision qui le rend inéligible pour les élections prochaines », prévues en 2021, a accusé Me Souley Oumarou, un avocat de M. Amadou.

Hama Amadou, tout comme une vingtaine de compagnons d’infortune, sont poursuivis pour une affaire de trafic d’enfants qui empoisonne le climat politique nigérien depuis deux ans.

Sur la vingtaine de personnes poursuivies, dont un ex-ministre, des banquiers, des hommes d’affaires, un officier de l’armée, ainsi que leurs épouses, seul Hama Amadou était absent dans le box des accusés.