Le procès sur le putsch manqué de septembre 2015 au Burkina-Faso, s’est poursuivi le 11 juillet 2018 à Ouagadougou. A la barre des accusés le sergent-chef Roger Koussoubé. Avant de se prononcer sur ce qu’il sait sur les incidents de 2015, le Sergent Koussoubé a exigé des garanties pour sa famille.

«Durant le procès, si on me rassure que ma femme et mes enfants seront en sécurité, je vais en dire plus », a-t-il déclaré à la barre. Il a indiqué, par ailleurs, qu’en disant certaines choses, il mettrait en danger sa famille.

Après ce plaidoyer, la court militaire l’a rassuré que des dispositions seront prises pour la sécurité de ses proches.

Une fois cette garantie acquise, le sergent-chef Roger Koussoubé a fait des révélations sur la présence des mercenaires et sur les circuits que prenaient les armes pour rentrer sur le territoire burkinabé. Il n’a pas dit plus sur les méthodes utilisées, ni cité de noms car regrettant que le procès ne se déroule pas à huit-clos.

Sur cet aspect, il a été suivi par le procureur. «Quand les débats ont tendance à toucher la sécurité militaire, le huis-clos est possible», a indiqué le procureur militaire Alioune Zanré. Il a ajouté que le parquet militaire préconise de s’en tenir aux débats sur l’attentat à la sûreté de l’État.

Ils sont au total 84 militaires de la garde présidentielle à être poursuivis pour avoir tenté de  renverser le gouvernement de transition. Le Cerveau de ce coup d’État manqué est le général Gilbert Diendéré.