Pr David Dosseh, Coordonnateur des universités sociales du Togo

Les chefs d’états de l’Afrique de l’ouest imposent leur conception de la démocratie à leur peuple. C’est l’opinion des Universités sociales du Togo (UST), à voir la mise en œuvre du protocole de démocratie et de bonne gouvernance de la CEDEAO.

Pour permettre aux citoyens de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), de se prononcer sur ce document,  un sommet citoyen sous régional, sur ledit protocole se tient les 13, 14 et 15 juillet à Lomé, avec la participation de 11 pays.

Près de 16 ans après l’adoption du protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO, pas de grands acquis démocratiques, estime l’UST qui souligne par ailleurs que la corruption a élu domicile en Afrique de l’ouest.

Pour le coordonnateur des UST, Pr David Dosseh, ce sommet est une occasion pour la société civile de l’Afrique occidentale de s’exprimer de façon déterminante sur le projet de réforme du protocole. « La paupérisation s’accentue et diverses questions comme celles électorales et constitutionnelles constituent de sérieuses menaces pour la paix au sein de la région », analyse le Professeur Dosseh.

Durant ces trois jours, diverses thématiques seront abordées notamment la bonne gouvernance, la citoyenneté, la démocratie et les réformes, l’armée et les forces de sécurité dans un état démocratique, les élections libres et démocratiques et le renforcement du dialogue social.

Pour rappel, le protocole en question a été adopté et signé le 21 décembre 2001 à Dakar au Sénégal.