Pierre Nkunrunziza et la Première Dame lors du vote de la nouvelle Constitution

Le président burundais Pierre Nkurunziza a apposé sa signature sur la nouvelle Constitution, la promulguant ainsi, depuis son palais de Gitega. Cette nouvelle Constitution controversée, adoptée le 17 mai par référendum, lui ouvre la possibilité de rester en poste jusqu’en 2034.

“L’histoire s’écrit au centre du pays à Gitega, le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza vient d’apposer sa signature sur la nouvelle Constitution du Burundi”, a annoncé la présidence sur son compte Twitter officiel.

Selon le programme officiel, Pierre Nkurunziza doit ensuite se rendre dans la commune de Bugendana, dans la province de Gitega, pour “sa présentation au peuple burundais”.

D’après des résultats provisoires annoncés le 21 Mai 2018, le oui l’a emporté avec 73,2% des voix, contre 19,3 pour le non, 3,3 % à l’absention et 4,1 % pour les bulletins nuls. La participation s’élève à 96,4 %, selon le président de la CENI, Pierre-Claver Ndayicariye.

Pour l’opposition, l’adoption de la nouvelle Constitution enterre l’accord de paix d’Arusha signé en 2000, qui avait instauré un partage du pouvoir politique et ethnique.

La nouvelle Constitution permet au chef de l’Etat, au pouvoir depuis 2005, de briguer deux nouveaux mandats de sept ans à partir de 2020.