Le centre où se déroulaient les discussions politiques

Le dialogue inter-burundais vole en éclat à la surprise de bon nombre de citoyens qui y avaient pourtant placé beaucoup d’espoir. Les discussions entamées entre les deux parties se sont terminées en queue de poisson.

Le 8 Décembre 2017 marque l’échec d’un dialogue de deux semaines entre d’un côté le gouvernement du Burundi, ses alliés politiques et société civile et de l’autre côté l’opposition et  la société civile radicale dont certains membres sont en exil.

Alors que beaucoup de burundais souhaiteraient un accord de paix conclu, les participants se sont séparés vendredi sans avoir signé une feuille de route après deux semaines de travail intense, comme l’escomptait le facilitateur Benjamin William Mkapa, ancien président tanzanien. Pour Mkapa, un accord n’est pas possible tant qu’il y a des divergences sur des points saillants comme la révision de la constitution, la relaxation des prisonniers politiques, le retour des politiciens en exil poursuivis par la justice, etc.

Pour certains, l’absence dans ce dialogue d’une majorité des ténors du gouvernement et parti au pouvoir ainsi que ceux de l’opposition radicale et de la société civile en exil (les uns n’étant pas invités et les autres déclinant l’invitation), était un signe éloquent que le dialogue n’aboutirait pas au bon résultat.

Cependant, l’Ombudsman burundais Edouard NDUWIMANA l’un des participants, à travers son compte Twitter, reconnait que le dialogue a connu plutôt une avancée car seules deux questions ont été sujet de divergence.

Enfin de compte, le facilitateur  va envoyer une note de synthèse au médiateur Yoweri Museveni, président de l’Ouganda et au sommet des chefs d’Etat de la communauté Est Africaine pour se charger de la suite du dit dialogue.

Dans l’entre temps, le gouvernement du Burundi via le ministère de l’intérieur et de la formation patriotique vient d’inviter les gens au lancement officiel des activités liées au Référendum de la constitution Mardi 12 Décembre 2017 en Commune Bugendana au centre du pays sous la houlette du président Pierre Nkurunziza.