Raphaël Kpande-Adzaré, un des porte-paroles du Front Togo Debout

Les responsables du front citoyen TogoDebout regroupant des associations et organisations de la société civiles dit dénoncer et condamner des différentes intimidations et violences multiformes venant du régime en place. Selon les premiers responsables du Front, les membres en font désormais l’objet. Une situation qu’ils ont dénoncée et condamnée devant la presse le dimanche 11 Mars 2018 à Lomé.

Il est question en l’occurrence selon ses responsables de l’interdiction au Front par l’autorité municipale de la ville de Lomé d’exercer librement  ses activités de recherche d’un mieux-être aux citoyens sur toute l’étendue du territoire depuis sa création le 22 Septembre 2017. Ils citent entre autres exemples, l’arrestation par l’Etat togolais le vendredi 13 Octobre 2017 des membres de l’ONG Panafricaine Africans Rising  qui s’étaient rendus au Togo le 09 Octobre 2017 alors que ceux-ci étaient à Lomé pour mieux comprendre la dynamique des manifestations publiques et explorer les voies et moyens pour des solutions durables et pacifiques à la crise qui secoue le pays.

A cela, ajoutent-ils, l’interpellation qualifiée de politique, par les Services de renseignement et d’investigation (SRI) des membres du mouvement NUBUEKE, membre du Front Citoyen.

La goutte de trop, rappelle TogoDebout, sera l’interpellation le 8 Mars dernier du professeur David Dosseh, Coordonnateur des Universités sociales du Togo et premier porte-parole du Front et son fils, actuellement placé en garde à vue dans les locaux du SRI, et la brève détention de Maitre Raphaël Kpande-Adzare, deuxième porte -parole du Front le Vendredi 9 Mars dernier par les agents supérieurs du SRI.

« Nous ne pouvons pas comprendre que l’État puisse être une réalité menaçante et répressive pour les défenseurs des droits de l’Homme. Les gens sont en détention et c’est une preuve que les défenseurs des droits de l’Homme sont dans l’œil du cyclone du pouvoir », a martelé Raphaël Kpande-Adzare, avant de poursuivre « le travail que nous faisons, l’instauration de la démocratie, la recherche de bonnes institutions de la république n’est orienté contre personne, c’est pour nous tous, tout le monde doit s’inscrire dans cette logique et je crois que c’est un travail que nous faisons avec notre conviction et quel que soit les menaces et intimidations  le Front réaffirme sa détermination et sa ferme conviction à poursuivre cette œuvre salvatrice pour la libération de la Nation ».