Le président Nigérian Muhammadu Buhari, encore remonté contre le Chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé. Des informations parvenues à la rédaction laissent lire la colère du géant de l’Afrique de l’ouest contre son homologue togolais, président en exercice de la CEDEAO.

Alors qu’il était l’invité d’honneur à la célébration du 61ème anniversaire de l’accession du Ghana à la souveraineté internationale, le président nigérian, dans son intervention n’a pas passé sous silence la crise socio-politique que traverse le Togo de plus fort depuis Août 2017.

« J’appelle les parties en conflit à, véritablement, s’assoir pour aplanir leur divergence et permettre au Togo d’avancer vers le développement », a-t-il dit en substance, tout en reconnaissant le leadership de son homologue ghanéen Dankwa Nana Akufo-Addo, dans la médiation.

Surpris, aurait-il été tout comme l’équipe de facilitation et le président ghanéen,  de constater que nonobstant l’accord de principe obtenu sur la mise en veilleuse de l’organisation de toute élection par Lomé2, que des dispositions contraires sont prise mettant en branle la machine électorale et des droits de certaines populations à Sokodé, au nord du pays, brimés.

Ces informations ont été rapportées au numéro1 nigérian par une délégation de l’opposition togolaise avec qui il a eu une courte séance en compagnie du président ghanéen.

Le président ghanéen devra s’entretenir en début d’après-midi beaucoup plus longuement avec la délégation de la Coalition de l’opposition.

L’opposition estime que “le pacte de non-agression” est rompu par la partie gouvernementale et appelle à battre les pavés les 13, 14, 15 et 17 Mars 2018.

La délégation togolaise aura eu droit un peu plus tard dans la soirée à un dîner de gala offert par les autorités ghanéennes. A Lomé, des représentants du gouvernement ont eu droit à une réception offerte, dans le cadre de la célébration de la fête de l’indépendance du Ghana, à l’hôtel 2Février, sur invitation de l’Ambassadeur Kwasi Owwusu-Yeboa.

Alors qu’il recevait les lettres de créance du nouvel Ambassadeur du Togo au Nigéria, Buhari avait souligné que les “transitions politiques pacifiques” n’étaient “plus négociables” en Afrique de l’Ouest, craignant que toute crise politique ne déborde sur les pays voisins. Le Ghanéen Nana Akufo-Addo lui, va confier à un diplomate américain que la liberté du peuple togolais n’est pas négociable.