Awa Nana Daboya, présidente du HCRRUN_ Photo Sylvio Combey

Les victimes “vulnérables” des violences de 2005 telles recensées et répertoriées par la Commission véroté justice et réconciliation et dont la liste a été soumise au  Haut Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) ont été prises en charge. Le processus finalisé, il en ressort que 72% ont pu bénéficier d’une prise en charge psycho-médicale et d’indemnisation.

Ils étaient au total, 148 à être répertoriés mais 107 ont été prises en charge lors des opérations, dans le cadre de la mise en œuvre du volet Indemnisation du Programme Réparation du HCRRUN.

Selon la présidente du HCRRUN, Awa Nana-Daboya, des non prises en charge, 17  seraient soit des autorités traditionnelles et /ou administratives de leur lieu de résidence décédées, 15 n’ont pas été retrouvées malgré les recherches, 7 n’ont pas fait le déplacement de Lomé et une victime ne disposant d’aucune des pièces demandées pour bénéficier de l’indemnisation.

Mais plus encourageantes sont les conclusions des psychologues de l’ONG AIMES –AFRIQUE qui révèlent que  96,12% des victimes ont manifesté leur satisfactions par rapport à l’accueil qui leur a été réservé par l’équipe du HCRRUN ; 95,3% des victimes ont été satisfaites des consultations médicales ; 94, 3% ont exprimé leur satisfaction du montant des indemnités qui leur ont été accordées ; 65,4% et 91,6% des victimes se sont respectivement dites satisfaites et très satisfaites des prestations des psychologues“, confie la présidente.

A en croire Awa Nana Daboya, les portes du HCRRUN sont toujours ouvertes et, les droits des victimes non encore retrouvées ou décédées restent et demeurent inviolables. “Ces victimes rentrerons dans leurs droits lorsqu’elles se manifesteront ou ferons les procédures nécessaires pour ce qui concerne les ayants –droits“, a-t-elle ajouté.*

Le processus d’indemnisation avait démarré le 12 décembre 2017.