Députés UNIR Assemblée nationale _ 19 Septembre 2017

ça coince, ça bloque à l’Assemblée nationale sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Pouvoir et opposition se livrent à un jeu de ping-pong, chacun, voulant en tirer le meilleur.

Vendredi 30 Novembre 2018, l’hémicycle devrait voter les nouveaux textes pour faire clore le chapitre des réformes réclamées avant toute élection, si non celle du 20 décembre. Surprise! La majorité présidentielle présente un texte dit ‘fusionné’. Il s’agit d’un “rafistolage” du projet de loi soumis par le gouvernement à l’Assemblée nationale et celui proposé par l’expert de la CEDEAO.

La nouvelle mouture ne prend guère en compte les dispositions qui stipulent que « nul ne peut exercer plus de 2 mandats présidentiels ou proroger le mandat pour quelque cause ou motif que ce soit », de même que l’alinéa suivant qui corse et précise «cette disposition ne peut faire l’objet d’une modification ».

L’opposition ne veut pas l’entendre de ses oreilles et réclame le texte originel tel proposé par l’expert constitutionnaliste de la CEDEAO, comme le 21 novembre où ils ont claqué la porte de l’hémicycle. Et pour cause, les députés n’ont pas répondu au rendez-vous du 30 novembre.

La majorité présidentielle veut s’en remettre à la facilitation et selon le chronogramme établi, la campagne électorale devrait démarrer le 4 décembre 2018.