Nana Akufo Addo, président du Ghana, facilitateur dans la crise togolaise

La facilitation ghanéenne dans la crise sociopolitique qui secoue le Togo de plus fort depuis Août 2017, se montre finalement désabusée, si non, déçue par les différentes parties. La tournure des derniers événements semble laisser pantois les diplomates.

Dans les couloirs de la facilitation, la rédaction d’Africa rendez-vous, a pu obtenir des propos qui laissent un peu perplexes, des émissaires ghanéens sur la suite heureuse de la crise togolaise. Mais, ils veulent y croire, croire encore en la bonne volonté des différentes parties de voir le Togo sorti grandi de cette crise qui selon eux, n’a que trop duré.

Le dialogue politique au Togo s’est planté et toutes les parties en conflit reprend son agenda.

Notre source se dit non seulement déçue par la reprise annoncée des marches du côté des 14 partis de l’opposition togolaise et de l’autre côté, la militarisation des points de départ des manifestations de l’opposition, le passage à “tabac secret” dans certaines villes du pays, la poursuite des préparatifs pour l’organisation des joutes électorales.

Si cela ne tenait qu’à nous seuls, on n’aurait déjà trouvé depuis fort longtemps une suite qui permette au pays d’avoir un dénouement heureux. Mais fort est de constater un manque de volonté profond“, confie notre interlocuteur.

Avec une touche de diplomatie, il est annoncé des discussions bilatérales entre les deux parties pour calmer les ardeurs, faire baisser la tension et trouver rapidement une issue politique à la crise.

A Accra, l’administration Akufo-Addo est fort critiquée. Si certains y voient un travail laborieux, d’autres par contre l’assimilent à un travail de Sisyphe dû au manque de tact des hommes du président Ghanéen.

A Lomé, la C14 annonce la poursuite des manifestations de rue martelant sur ses revendications de retour à la Constitution de 1992 avec toutes ses conséquences, le vote de la diaspora et la relaxation de tous les détenus politiques.

Le pouvoir central qui lui, propose d’autres itinéraires, dit poursuivre les préparatifs pour l’organisation des élections telles prévues par le calendrier républicain en 2018.