Gerry Taama, président du NET

Le Nouvel engagement togolais (NET) n’est pas à la table de discussions entre pouvoir et opposition mais fait des propositions. Au rang de celles-ci, une recommandation pour un régime présidentiel car soutient-il, la constitution de 1992 comporte une “lacune rédhibitoire”. Le président du parti, Gerry Taama l’a fait savoir au cours d’une rencontre avec la presse le 22 Février 2018 à Lomé.

Gerry Taama dit regretter que le retour à la Constitution de 1992 que revendique la Coalition des 14 partis de l’opposition ne prenne pas en compte des détails qu’il qualifie lui-même de mineurs, tels l’âge minimum, du président de la République, l’absence d’une chambre haute ou encore la nécessité d’un médiateur de la République.

« Une constitution est appelée à évoluer avec les sociétés dont elle encadre la vie », fait observer Gerry Taama.

Le patron du NET qui battait les pavés aux côtés de la Coalition de l’opposition, réclame pour des réformes, évoque qu’en adoptant un régime politique de type présidentiel, on met un terme aux situations où, en cas de vacance de pouvoir, on se retrouve à organiser des élections en 60 jours mais plutôt d’un vice-président qui doit terminer le mandat. Ce régime présidentiel, soutient le Net, va donner plein pouvoir au Président de la république qui est le seul responsable de la politique de son gouvernement.

« Ces trois avantages sont exploités par plusieurs pays de la sous-région qui sont passés au régime présidentiel et qui jouissent d’une stabilité remarquable », fait noter Gerry Taama citant en exemple, le Ghana, le Bénin, la Côte d’Ivoire ou encore, le Nigéria.