Togbui Agokoli IV, président de l’union des chefs traditionnels du Togo

Le parti présidentiel Union pour la République (UNIR) était en meeting politique à Notsè sur le sujet de réforme constitutionnelle, dans la préfecture de Haho, environ 90 km au nord de la capitale. Présidé par le Premier ministre togolais Komi Selom Klassou, le meeting a vu la participation du président de l’union des chefs traditionnels du Togo, Togbui Agokoli IV qui, dans son intervention a pris fait et cause pour le parti au pouvoir.

Pour le Roi Agokoli IV qui s’exprimait en vernaculaire, la rétroactivité de la Constitution sur laquelle insiste l’opposition, sans les nommer, est un débat futile. Selon ce gardien des us et coutumes le bon sens demande d’avancer ou de ne poursuivre qu’avec de nouveaux chantiers. « Si vous débroussaillez 5 parcelles sur 10 dans votre champs, au retour, vous n’allez plus revenir en arrière mais vous intéresser aux 5 autres restantes », a-t-il dit dans un message court, s’exprimant sur la rétroactivité de la loi avec les réformes vis-à-vis du mandat présidentiel.

Mais avant de descendre du piédestal, il a rassuré le parti au pouvoir de son soutien et du peuple à Faure Gnassingbé afin qu’il puisse dit-il, poursuivre sa mission.

Le Premier ministre Komi Selom Klassou qui a présidé le meeting s’est appesanti sur les différents dialogues entamés, explique-t-il, depuis le 19 Mai 2014 et auxquels il a pris part. Aussi, a-t-il expliqué la démarche du parti au pouvoir avec les réformes proposées.

« Nous vaillantes populations de Haho, dans sa diversité ethnique et religieuse nous engageons résolument aux côtés de Faure Essozimna Gnassingbé élu démocratiquement par le peuple togolais et l’encourageons à continuer sa mission dans son seul intérêt de l’ensemble des Togolaises et Togolais », peut-on retenir d’une déclaration lue à la tribune.

Depuis quelques semaines, le Togo traverse une crise politique. Au centre, les réformes constitutionnelles. L’opposition réclame le retour à la Constitution de 1992 avec dit-on toutes les conséquences qui en découlent et parle du départ du Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé. Le parti au pouvoir a quant à lui, fait passer un projet de loi qui devra être soumis au référendum dans les prochains jours.

Sans satisfaction, l’opposition appelle à de nouvelles marches de protestation les 4 et 5 Octobre à Lomé et dans toutes les préfectures. Les dernières manifestations se sont soldées par au moins 4 morts et des dizaines de blessés. Quelques centaines se sont réfugies au Ghana.