Yark Damehane, ministre de la sécurité

La note d’information adressée par la Coalition de 14 partis de l’opposition, a été bien réceptionnée par l’administration territoriale. Seulement, la Coalition ne pourra pas manifester à l’intérieur du pays comme stipulé dans le courrier. Le ministère de la sécurité y oppose une fin de non-recevoir.

Le ministre togolais de la protection civile et de la sécurité, Yark Damehane a dit à la presse qu’aucune marche ne sera autorisée à l’intérieur du pays tant que les armes “perdues” ne seront pas retrouvées.

« A Sokodé, ce que je sais c’est que nos armes sont dans la nature. Tant que ces armes ne rentrent pas à la maison, je ne prends pas le risque », a martelé le ministre Yark. « Je leur ai dit : écrivez noir sur blanc nous prenons l’engagement ou allons marcher à nos risques et périls, et s’il y a pépin à Sokodé, je brandis ça », a-t-il dit et de renchérir « Sokodé, Bafilo Manfo, c’est le même topo. Nos parents qui sont à Sokodé, Bafilo et Mango sont plus heureux sans les marches ».

Depuis le dernier trimestre 2017, des marches sont interdites à l’intérieur du pays alors que les manifestations de l’opposition se déroulaient sur toute l’étendue du territoire national. Le gouvernement argue que des armes ont été retirées des militaires en faction devant le domicile d’un ministre.

Toutefois les manifestations de l’opposition pour les 13, 14, 15 et 17 Mars seront “bien encadrées” selon le ministre de la sécurité.

Sur la question des exactions commises sur des populations à Kparatao dont est originaire Tikpi Atchadam, Yark Damehane dément soulignant qu’auncune liste de victime ne lui est présentée jusqu’alors de la part de la Coalition de l’opposition.