Dodji Apevon, président des Forces démocratiques de la République (FDR) membre de la Coalition,

L’opposition togolaise regroupée au sein de la Coalition des 14 (C14) réclame un recensement biométrique intégral pour un fichier électoral fiable. C’est l’une des exigences formulées outre l’exigence de la formule “en aucun cas” dans la Constitution, le retour de Tikpi Atchadam, leader du Parti national panafricain (PNP) et la réforme de fond de la Cour constitutionnelle.

Devant la presse à Lomé, le 16 Août 2018, les leaders de la C14 ont posé une série de recommandations et exigences, condition sine qua non pour leur participation à l’organisation des prochaines joutes électorales annoncées pour le 20 décembre 2018.

Dans son mémorandum, la Coalition demande que le recensement soit couplé d’une audience foraine pour doter les citoyens de carte nationale d’identité pouvant servir de base pour l’établissement des cartes d’électeurs.

A en croire Dodji Apevon, président des Forces démocratiques de la République (FDR) membre de la Coalition, l’établissement des cartes d’identité va éviter la fraude car soutient-il, “des traditionnels emmènent des mineurs s’inscrire sur la liste électorale.

« Des Institutions avaient proposé de financer l’établissement des cartes d’identité mais le gouvernement a refusé parce-que sans les cartes, le gouvernement manipule le fichier électoral », a-t-il laissé entendre.

La Coalition réclame l’annulation du contrat de Zetes, cette société technologique paneuropéenne sélectionnée pour le recensement électoral. Aussi, l’annulation de toutes actions menées à ce jour, par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Aussi, les responsables de la C14 proposent comme réforme de la Cour constitutionnelle, une composition de 7 membres dont 6 élus au Parlement dont 3 pour la mouvance et 3 pour l’opposition, et le 7ème, comme d’habitude. Les membres, selon la Coalition, n’auront qu’un mandat de 7 ans, non renouvelable.

Autre point évoqué comme exigence, la création des conditions pour le retour au pays du leader du PNP, Tikpi Atchadam, en exil au Ghana.