Yobaté Kolani Bakali, députée de l’Union pour la république (UNIR)

La classe politique togolaise s’exprime dans la rue. Lors des manifestations de ce mercredi 20  septembre 2017, dans tous les meetings la question du référendum est revenue.

En effet, les députés de la majorité parlementaire ont adopté, le mardi 19 septembre, un texte portant révision de la constitution, sans avoir atteint le quorum des 4/5 requis. Du coup les togolais vont être convoqués à un référendum, selon l’article 144 de la constitution togolaise.

« Ce qui est sûr, s’ils (les partis de l’opposition, Ndlr) votent NON, on reviendra à la constitution en vigueur qui ne limite pas le mandat présidentiel », a laissé entendre Yobaté Kolani Bakali, députée l’Union pour la république (UNIR).

Tout compte fait, le parti au pouvoir appellera à voter le OUI, pour ce référendum, assurent les cadres du parti.

Pour l’opposition pas question d’aller au référendum. Il faut que les conditions soient réunies pour aller voter, s’est offusqué Me Dodji Apévon, président des Forces démocratique pour la république (FDR). « Le référendum c’est une élection, on ira au vote avec quel fichier électoral », s’est-il interrogé.

Pour rappel, 14 partis de l’opposition réclament dans la rue, depuis un mois, le retour à la constitution originelle de 1992, qui bloquerait la voie à Faure Gnassingbé de briguer un 4ème mandat.