Manifestation du PNP réprimée à Lomé

Les marches de protestation ont connu une autre tournure au Togo samedi 19 Août 2017. A l’appel du Parti national panafricain (PNP, opposition), ils étaient des milliers à battre les pavés dans de grandes villes du pays. Seulement, ces marches pour exiger le retour à la Constitution de 1992 ont été réprimées dans le sang.

A Lomé, des militants qui ont voulu marcher pacifiquement, ont été chassés et tout rassemblement proche de la Nationale N°1 réprimés avec des grenades lacrymogènes par la police. Des militaires ont été positionnés en renfort à des coins stratégiques.

Plusieurs manifestants ont été blessés, une dizaine interpelés et d’autres même jusque dans les maisons. Des jeunes, surexcités et pourtant mains nues, ont déplacé la manifestation dans plusieurs quartiers d’Agoè, banlieue nord de la ville où des course-poursuites se sont poursuivies.

Dans d’autres villes, selon des informations parvenues à la rédaction d’Africa rendez-vous, la manifestation a été étouffée et tout jeune intercepté en t-shirt rouge à l’effigie du PNP est systématiquement embarqué.

Ce n’est pas le cas à Sokodé, dans la région centrale, où la manifestation s’est dégénérée avec morts d’hommes, au moins 2, selon des défenseurs des droits de l’homme qui préviennent que le bilan reste provisoire.

Le PNP de Tchikpi Atchadam, faudra-t-il le rappeler, a appelé à une marche dans les grandes villes du pays et sur la Nationale N°1 pour dit-il réclamer le retour à la Constitution de 92 qui contient des verrous constitutionnels. Une marche interdite par le ministre de la sécurité Yark Damehane et celui de l’administration territoriale Payadowa Boukpessi, promettant « en découdre avec les manifestants ».

L’appel à la marche du PNP a reçu le soutien de plusieurs partis politiques de l’opposition et d’organisations de la société civile.