Des directeurs d’écoles primaires ayant obtenus de mauvais résultats en fin d’année ont été révoqués. Les écoles concernées sont celles ayant fait zéro pourcent de taux d’admission au CEP 2017 et dont les résultats ne se sont pas améliorés sur les trois dernières années.

La liste des directeurs d’écoles ciblés n’est pas encore été rendue publique, mais ils dépasseraient la centaine selon un cadre du ministère de l’enseignement maternel et primaire qui a requis l’anonymat.

Ce n’est pas la première fois que le ministère béninois de l’enseignement maternel et primaire sanctionne des responsables d’établissements publics pour avoir obtenu de mauvais résultats.

Au total 618 directeurs d’écoles primaires publiques ont été déchargés en 2016, pour le même motif.

La mesure semble avoir porté ses fruits l’année dernière. Le taux d’admission au CEP qui était d’environ 40% en 2016 est passé à plus de 65% en 2017.

Les syndicats de l’enseignement primaire avaient engagé un bras de fer avec leur ministère de tutelle pour demander le maintien de leurs collègues à leur poste, mais sans succès.

Selon Paul Essè Iko, secrétaire général de la confédération syndicale des travailleurs du Bénin, les enseignants ne peuvent pas endosser à eux seuls, la responsabilité des échecs scolaires.

La rentrée scolaire 2017-2018 est prévue le 18 septembre. Mais en attendant, c’est le nouvel arrêté ministériel portant attributions et modalités de nomination des directeurs d’écoles maternelles et primaires qui focalise l’attention des acteurs de l’enseignement.