Les syndicats du secteur de la santé au Bénin ont annoncé lundi une grève d’avertissement de 48 heures à compter du mercredi 30 août 2017, dans tous les hôpitaux et centres de santé public de l’État. Ceci, en vue d’exiger du gouvernement l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Plusieurs centaines d’agents de santé du service public béninois, notamment des médecins, des infirmiers, des sages-femmes, des anesthésistes et des techniciens de laboratoire, ont observé lundi un sit-in, au ministère béninois de la Santé, répondant à l’appel du Collectif des syndicats du secteur de la santé, regroupant l’Intersyndicale des ressources humaines en santé (IRHS) et du Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine (SYNTRASESH). Ils ont pris d’assaut la cour du ministère béninois de la santé, en chantant et en scandant des slogans hostiles aux autorités gouvernementales du Bénin.

“Nous voulons une amélioration de nos conditions de vie et de travail dans les hôpitaux et centres de santé public”, ont-ils chanté.

Ils ont également exigé de l’exécutif béninois, la satisfaction totale de leurs revendications, notamment, le remboursement des défalcations opérées sur les salaires des travailleurs du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM) pour fait de grève, le paiement de la totalité des primes spécifiques aux agents.

Banderoles rouges nouées sur la tête, ces agents de santé du secteur public du Bénin, ont également fustigé l’écartement des partenaires sociaux de la santé dans la constitution de la commission technique chargée d’examiner les propositions des réformes du secteur de la santé.

“Nous demandons, non seulement à nos dirigeants politiques, le report pur et simple de la décision de création d’un comité technique de mise en œuvre des réformes dans le secteur de la santé, mais aussi, la mise sur pied d’un comité regroupant les représentants des acteurs sociaux et les différents corps en vue d’étudier à fond le rapport de la commission des réformes et faire les propositions subséquentes”, a déclaré Adolphe Hounsou, porte-parole des manifestants.

Pour ce porte-parole du Collectif des syndicats du secteur de la santé, la non satisfaction de ces revendications dans les plus brefs délais, sera l’objet de la paralysie des hôpitaux et centres de santé public du pays pour 48 heures dès mercredi 30 août prochain.

En conséquence, a-t-il souligné, “les agents de santé du secteur public rendent le gouvernement béninois entièrement responsable des déconvenues qui en découleraient de la non satisfaction de ces points de revendication”.