Les États membres de l’organisation internationale de la francophonie (OIF) se désolidarisent d’un nouveau mandat de Michaëlle Jean à la tête de la Francophonie. Ils sont de plus en plus nombreux en faveur de Louise Mushikiwabo.

Le duel entre Michaëlle Jean et Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie, n’aura pas sans doute lieu. La secrétaire sortante  Michaëlle Jean semble avoir perdu le soutien des pays membres.

Dans un entretien avec le président rwandais Paul Kagame le 23 mai 2018, Emmanuel Macron avait affirmé que s’il y a une candidature africaine au poste de secrétaire générale de la Francophonie, elle aurait beaucoup de sens. Si elle était africaine et féminine, elle aurait encore plus de sens. « Et donc, je crois qu’à ce titre, la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo, a toutes les compétences pour exercer cette fonction », a ajouté le président Macron.

En plus de la Belgique, l’Union africaine (UA) et une grande partie des 30 États africains de l’OIF, le Canada et le Québec aussi se sont ralliés à la candidature de la rwandaise Louise Mushikiwabo.  « Pour ce qui est du poste de secrétaire général, le Canada est prêt à se rallier au consensus, comme le veut la façon de faire en Francophonie », a indiqué Jérémy Ghio, porte-parole de la ministre canadienne de la Francophonie.

Même à Lomé, Louise Mushikiwabo bénéficie d’un soutien. C’est le cas du Mouvement Martin Luther King (MMLK) au Togo. A en croire son président Edoh komi, la secrétaire générale sortante  n’a pas pu s’imposer ni s’affirmer dans toutes les situations auxquelles étaient confrontés les pays membres de son institution. A cet effet, le mouvement recommande aux dirigeants  de l’espace francophone de ne plus lui renouveler leur confiance pour un nouveau mandat.