Dr Strive Massiyiwa , PDG Econet

Le richissime entrepreneur Zimbabwéen, Dr Strive Masiyiwa est à Lomé pour une session d’échanges et de discussions avec des jeunes togolais. Occasion pour le fondateur et PDG de Econet, un groupe de télécommunications de prodiguer d’utiles conseils à plus de 1.000 jeunes entrepreneurs qui ont fait le déplacement.

Au prime abord, il s’est agi pour le grand homme d’affaires d’inciter les jeunes à n’embrasser que le domaine qui leur tient à cœur et dans lequel ils peuvent vraiment se sentir bien à l’aise ou encore qu’ils maitrisent. « C’est très fondamental », a-t-il martelé.

Depuis 2013, Dr Strive investit dans l’agriculture, les énergies renouvelables, les médias, les finances et la santé. Il se félicite d’avoir été l’un des pionniers de Télécom au Nigéria. « Nous avons pu permettre aux Nigérians de passer leur premier appel téléphonique le 6 août 2001 au moment où, seulement 7% des Africains avaient des téléphones », s’est-il réjoui mais de préciser que « Aujourd’hui ce taux a grimpé à 70% et il nous faut en tirer le maximum de profit ».

Réagissant sur la question de l’échec que craignent beaucoup de jeunes entrepreneurs, l’homme d’affaires Zimbabwéen a exhorté ses cadets à se débarrasser de ce sentiment. « Si vous vous concentrez sur l’échec, vous risquez de ne pas vous focaliser sur les bonnes choses que vous réalisez et ce sera fatal pour vous », a-t-il conseillé et d’ajouter que  l’échec pourra être au rendez-vous mais vaut mieux ne pas en faire une fixation, d’apprendre plutôt de ses erreurs et avancer.

Aussi a-t-il exhorté ses jeunes frères à beaucoup lire et rechercher les histoires qui ont trait aux affaires économiques afin d’être mieux inspirés pour créer des entreprises et de facto, créer de l’emploi. « Recherchez autour de vous, des histoires fascinantes. Qui fait quoi ? Que font-ils pour se faire de l’argent ? Après vous vous rendez compte que ce qu’ils font n’est pas sorcier ».

Selon lui, les jeunes traversent la méditerranée à la recherche de l’eldorado parce qu’il n’y a pas d’emplois. Pour lui, chaque jeune, au lieu d’être candidat à l’immigration doit être plutôt créateur d’emplois et de richesse. Et, la vision la plus simple de libérer l’esprit entrepreneurial, a-t-il dit, est de mettre en place des mécanismes pour permettre aux entrepreneurs de fructifier leurs affaires.

« Nous sommes ceux qui allons donner de l’énergie au monde, l’Afrique est un géant, réveillez-vous », a-t-il lancé à la masse de jeunes.