Bien souvent, nombreux sont ceux qui refusent de faire le test de dépistage pour connaitre leur statut sérologique. Même s’ils disent avoir des arguments qu’ils pensent “solides”, des professionnels de la santé martèlent l’importance de connaitre son statut. Parmi eux, Pierre Ameke, infirmier responsable de la prise en charge de personnes vivant avec le VIH, au Centre de santé d’Adakpamé, banlieue Est de la capitale.

Pour ce professionnel togolais de la santé, il est nécessaire de connaitre son statut mais la démarche, précise-t-il, doit-être volontaire. « Le dépistage doit être volontaire pour pouvoir bénéficier d’une prise en charge précoce et fermer la porte aux maladies opportunistes », a déclaré Pierre Ameke, jeune infirmier de 26 ans.

D’après M. Ameke, beaucoup de personnes vivent dans l’ignorance de leur séropositivité et peuvent vivre avec le virus du sida pendant 10 ans avant de faire la maladie. « La plupart des cas détectés, étaient venus pour se faire consulter suite à certains symptômes ou des malaises ou encore suite à des risques qu’ils ont pris », a-t-il expliqué.

Le jeune infirmier Pierre Ameke

Et pourtant, une fois que le virus du sida entre dans l’organisme, il détruit certaines des cellules régulatrices comme le lymphocyte qui est une variété de globule blanc du sang qui joue un rôle essentiel dans l’immunité de l’organisme.

Selon les explications de l’infirmier, cette destruction des cellules rend l’organisme très faible et favorise les maladies opportunistes notamment la tuberculose, la candidose et le paludisme.

Pour M. Ameke, le traitement simultané de la tuberculose et du sida est un peu lourd et la plupart des personnes succombe à ce traitement.

Au Togo, les derniers statistiques du taux de prévalence du VIH-SIDA remontent à 2016 et est de 2,5% selon le Programme national de lutte contre le Sida (PNLS).

Devra-t-on le rappeler, le 1er décembre est la journée mondiale de lutte contre le Sida. La journée de cette année 2018 a pour thème ‘’connaît son statut’.