Marche de protestation pour la réouverture de médias privés à Lomé

Ils étaient encore nombreux, ce 16 Février 2017, à battre les pavés à Lomé pour réclamer la réouverture de deux médias privés fermés depuis le 06 février 2017. Les prochains jours, on annonce une redéfinition de stratégie.

Les responsables d’organisations de la société civile, d’organisations professionnelles de médias, de consommateurs ou encore d’auditeurs n’ont pas pu délivrer aux concernés leur message. Ils ont été confinés, coincés à deux kilomètres du siège de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), au carrefour Lomégan. Mais, cela ne les a pas empêché d’exprimer leur ras-le-bol.

Alphonse Ken, Secrétaire général du Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) a appelé le président de la HAAC, Pitang Tchalla à “entendre raison”. “Notre souhait est que les journalistes employés des deux organes en question puissent reprendre le chemin du travail dès lundi 20 février prochain“, a indiqué le journaliste syndicaliste. Selon lui, cela ne devra pas étonner de voire cette institution sensés garantir la liberté d’expression “lancer des assauts” contre la radio Kanal Fm où il travaille.

Même son de cloche du côté du Patronat de la presse togolaise (PPT). Le président Komlanvi Carlos Ketohou s’est offusqué que la marche soit pour la troisième fois consécutive bloquée en chemin. “quand il y un journaliste agressé, un média menacé de fermeture ou fermé ou encore toute atteinte à la liberté d’expression, nous allons jusqu’au bout pour obtenir gain de cause“, a dit le président du PPT. “Logiquement nous devons être devant les locaux de la HAAC, mais pour l’heure, nous nous sommes résolus à respecter les consignes mais nous allons définir d’autres stratégies avec la synergie des organisations de presse et les populations pour contraindre la HAAC à revenir sur cette décision inique et scélérate“, a ajouté Carlos Ketohou.

Selon le calendrier préétabli, la marche devrait se poursuivre les 21, 22 et 23 février à Lomé. Des partis politiques annoncent rejoindre la vague.