Un mouvement de la société civile togolais organise depuis lundi 05 Mars 2018 et ce pour 5 jours, un sit-in de protestation contre une entreprise chinoise. Le Mouvement Martin Luther King dit appuyer ainsi, des employés de la Chineese road and bridge construction (CRBC), qui dit-il, fait dans l’exploitation de sa main d’œuvre.

Selon une note parvenue à la rédaction d’Africa rendez-vous, les employés togolais de la CRBC sont victimes d’une misère, exploitation menaces, humiliation et sévices corporelles devant le regard complice des autorités togolaises. Le Mouvement rappelle qu’en Février dernier, alors que les employés voulaient exprimer leur ras-le-bol, ils ont été réprimés par les forces de l’ordre, certains auraient même fait un séjour carcéral pendant que d’autres ont été simplement licenciés pour avoir “revendiqué des droits”.

« Les manifestations du 5 au 9 mars au siège de la CRBC, au Cabinet GRH Consult, Novaspace, à la base de Zanguera et à la carroère à Agbelouve sont essentiellement pour demander la libération des travailleurs incarcérés à la prison civile de Lomé, la revue à la hausse des taux horaires et la normalisation conformément à la législation en vigueur », confie Pasteur Edoh Komi du MMLK. « Nous demandons la rupture du contrat avec les cabinets GRH et Novaspace, la cessation des actes de menaces, de brutalité et d’intimidation dont sont souvent victimes les travailleurs », a-t-il poursuivi.

Le Mouvement qui se revendique la voix des sans voix indexe les Cabinets d’avoir imposé de “minables” taux horaires de salaires, 202 F et 331 F CFA l’heure pour les travaux de mécanique, ferraillage tôlerie, coffrage et décoffrage de même que la conduite d’engins lourds.