La rentrée scolaire 2018-2019 est prévue pour ce 24 septembre 2018. A moins de deux semaines de la reprise des cours au niveau du primaire et du secondaire, certains parents souhaiteraient que l’échéance soit repoussée.

Ils estiment que la date de la rentrée est trop proche, du fait que les vacances aient officiellement débuté le 24 août 2018. Des vacances d’un mois c’est totalement insuffisant disent-ils avec grincements de dents.

De leurs avis, leurs enfants n’auront pas, d’une part, assez de temps pour les aider dans leurs différentes tâches, et d’autre part, des apprenants, qui le souhaitent, ne pourront pas faire leur job de vacance. «C’est en ces moments (vacances, Ndlr) que les élèves qui n’ont pas de moyen font des petits jobs pour s’acheter des fournitures scolaires, mettent de l’argent de coté pour l’écolage et préparant ainsi l’année scolaire», relève le parent d’élève, Abou-Abdoul Gafar.

La plupart des parents d’élèves rencontrés par le reporter d’Africa rendez-vous, soutiennent que c’est au cours de ces périodes que leurs élèves sortent de leur “bulle scolaire” pour découvrir d’autres horizons. Pour ce faire, un mois de vacance ne suffit pas.

Sur un autre plan certains parents s’inquiètent du sort des relégués. Pour Dermane Saibou, parent de deux élèves aux cours primaires, les ajournés aux différents examens vont avoir du mal à reprendre les cours puisque, ces quelques jours ne vont pas leur suffire de se ressaisir afin de regagner les classes. «Ces périodes ne seront pas bénéfiques aux élèves qui passent dans les classes supérieures non plus car, ces derniers ne vont pas avoir suffisamment de temps pour passer des commandes de documents et avoir les renseignements nécessaires sur la nouvelle classe», a-t-il ajouté.

L’origine du souhait du report de date de la rentrée scolaire par les parents d’élèves est aussi pécuniaire. Afi, commerçante ambulante au grand marché de Lomé, confirme qu’elle n’a pas encore acheté aucune fourniture pour ses deux enfants. «C’est le cas de Laura qui m’inquiète. Elle va en 6ème cette année mais j’ai même pas encore acheté le tissu pour sa tenue scolaire», confie-t-elle, avant de poursuivre «on ne vend rien au marché, s’ils peuvent repousser la rentrée, je serai très heureuse».

L’avis sur la date de la reprise des cours est partagé, que l’enfant soit dans un établissement public ou privé, a-t-on constaté.

Bernadette Ayélé attend le 24 septembre avec impatience. «Ma fille fréquente une école privée de la place. Ils sont en vacances depuis le 22 juin. Je crains qu’elle désapprenne», fait noter Dame Ayélé, toute souriante, reconnaissant que sa petite de 8 ans la “fatigue” pendant ces trois mois qu’elle est à la maison. «Je suis prête même si la rentrée est pour demain, c’est avec joie que je la déposerai», a-t-elle précisé, avant d’enjamber sa moto et partir .

Rappelons que le réaménagement du calendrier scolaire a été fait suite aux multiples grèves des enseignants au cours de l’année scolaire  2017-2018. Au terme du nouveau découpage, la rentrée scolaire 2018-2019 avait préalablement été fixée au 15 octobre 2018 avant d’être ramenée au 24 septembre.