Le Réseau ouest africain des défenseurs des droits humains (ROADDH) et la coalition togolaise des défenseurs des droits humains (CTDDH) demandent à l’Etat togolais de respecter la charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Ceci dans un communiqué parvenu à la rédaction de Africa rendez-vous le 14 décembre 2018.

Selon ces deux organisations, l’Etat togolais a pris l’engagement d’être une référence en matière de promotion et de protection des droits de l’homme. « Le ROADD et la CTDDH demandent  à l’Etat du Togo de respecter l’engagement qu’il a pris, lors de son élection au conseil des droits de l’homme des Nations Unies, d’être une  référence en matière de promotion des droits de l’homme », ont martelé les premiers responsables de ces deux organisations.

Selon eux, depuis le 8 décembre 2018, la crise a entraîné au moins 6 morts, plusieurs blessées graves, ainsi que des vagues d’arrestations dans les localités de Sokodé, Bafilo et Kparatao.

Pour le ROADD et la CTDDH, cette situation se produit en dépit de la résolution de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) qui condamne fermement toutes les violations de droits de l’homme ayant eu lieu et appelle le Gouvernement togolais à y mettre un terme, particulièrement aux arrestations, tortures, détentions arbitraires et autres’’.

Notons que la résolution CADHP/Rés.397, a été adoptée au cours de la 62ème Session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples tenue en Mauritanie du 25 avril au 9 mai 2018.