Le harcèlement sexuel est encore bien récurrent en milieu scolaire au Togo. C’est l’un des constats dressés à Lomé, le 11 Octobre 2018, lors de la célébration de la journée internationale de la jeune fille. La célébration de cette année est d’ailleurs axée sur le thème ”violences de genre en milieu scolaire, quels enjeux pour l’éducation?”.

A en croire Déborah Ankuh, coordinatrice de l’ONG internationale Plan-Togo, les récentes évaluations révèlent que les violences en milieu scolaire portent sur le harcèlement sexuel. A cela s’ajoute aussi, selon ses explications, le châtiment corporel.

C’est justement pour contrer le phénomène, précise-t-elle que Plan International, à travers un projet de l’UNICEF, a mis en place un numéro vert “allo 1011” pour non seulement prévenir mais aussi, dénoncer les violences dans les établissements publics ou privées. Un budget existe aussi, pour pouvoir gérer les premiers soins d’une éventuelle victime.

Ce thème selon la responsable de l’UNICEF Casimira Benge s’inscrit dans un contexte de mise en œuvre de lutte contre les violences de genre en milieu scolaire. Ce projet selon Casimira consiste en la formation du corps enseignent, à l’amélioration des compétences tant au niveau éducatif que professionnel. Ceci, afin de mettre à l’échelle la question de l’équité du genre en milieu scolaire. S’appuyant sur la question épineuse de violences sur le genre féminin Casimira a cité entre autres, les violences sexuelles, les discriminations, les agressions verbales et les abus envers la jeune fille.

En ce qui concerne la scolarisation des jeunes filles, seulement 55% le sont, contre 78% chez les garçons avec des disparités régionales.