Avec l’utilisation en vogue des réseaux sociaux comme Whatsapp, Facebook, Twitter et autres, le partage d’information devient plus facile. Sans vérifier si ces informations sont vraies ou fausses elles sont envoyées aux familles, amis et entourage distillant malencontreusement des fake news.

Le sujet a été au centre des débats au forum sur la gouvernance de l’internet organisé le 6 décembre 2018 à Lomé.

Selon Noel Kokou Tadegnon, web journaliste, il est difficile de reconnaitre une fake news d’une vraie information à vue d’œil. On ne peut que passer par des outils qui sont en ligne pour vérifier l’authenticité des informations.

« Le fait que nous savons l’existence des fakes news, nous aide à faire face à ce phénomène. Il faut  sensibiliser et répéter aux enfants à la maison d’éviter de partager systématiquement tout ce qu’ils reçoivent comme informations. Car ils vont tomber sous le coup de la loi», a-t-il souligné.

D’après M Tadegnon, Il faut utiliser les moteurs de recherches et les plateformes de vérification d’information pour vérifier combien de fois l’information a été relayée par les sites.

Selon lui, il existe aujourd’hui plusieurs programmes qui permettent aux fabricants de fakes news de produire des contenus de qualité qui permettent entre autres, de modifier les yeux et la direction des yeux d’une personne sur une photo.  Certains de ces outils aident ces fabricants à produire de faux visages et de fausses paroles.

Il a rappelé l’article 497 du code pénale qui stipule que “la publication, la diffusion ou la production par quelque moyen que ce soit de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle trouble la paix publique, ou est susceptible de la troubler est punie d’une peine d’emprisonnement de 6 mois à 2 ans et d’une amende de 500.000 à 2 millions de FCFA ou de l’une de ces deux peines”.