Un ex-agent de la marine togolaise a été interpellé à Lomé, en possession de quatre (4) pointes d’ivoire brutes et d’une pointe sculptée. L’information parvenue à la rédaction d’Africa rendez-vous est confirmée par les responsables de Eagles Togo qui précisent que l’interpellation a été faite le 02 octobre 2017 à Lomé.

Le présumé trafiquant de pointes d’ivoire a été pris en flagrant délit au cours d’un contrôle de routine des agents de l’Office central de répression du trafic illicite de drogue et du blanchiment (OCTRIDB), a-t-on appris de Eagles Togo.

L’homme qui aurait reconnu les faits, a été déféré le 6 Octobre à la prison civile de Lomé. Il est accusé de délit de détention, circulation et commercialisation de pointe d’ivoire d’éléphant.

Ce trafic est réprimé par la loi cadre de l’environnement du Togo qui dans son article 62 stipule que l’exploitation, la commercialisation et l’exportation de ces espèces animales et végétales protégées sont réglementées.

« Quiconque fait circuler, vend, importe, exporte ou fait transiter le animaux sauvages, vivants, des trophées sans autorisation est puni d’une peine d’emprisonnement d’un (1) an à six (6) mois et d’une amende de cent (100) mille à cinq (5) cent mille francs CFA ou de l’une de ces deux peines », stipule l’article 796 du code pénal du Togo.

Le Togo est devenu une plaque tournante des défenses d’ivoire d’éléphant transformées rapidement en bijoux ou exportées rapidement et en grande quantité vers l’Asie.

Le crime faunique est un crime organisé transnational qui occupe le 4ème rang de commerce illicite dans le monde après la drogue, les armes et êtres humains, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il amasse des bénéfices illicites d’environ 19 milliards de dollars chaque année. Il ne s’agit pas du simple braconnage localisé.

Le commerce illégal des espèces sauvages menace la survie de nombreuses espèces dans la nature. Au cours des trois dernières années, environ un cinquième de la population totale d’éléphants d’Afrique a été tuée pour l’ivoire, selon l’UICN. L’escalade du trafic d’espèces sauvages au cours des dernières années constitue une menace pressante pour la conservation et la sécurité dans le monde.

Le trafic d’espèces sauvages génère d’énormes profits illégaux pour des organisations criminelles complexes qui sont souvent responsables de l’abattage, du transport et de la commercialisation de produits illégaux issus des espèces sauvages. Le trafic d’espèces sauvages corrompt les gouvernements, porte atteinte à l’État de droit, et contribue au financement du crime organisé et des groupes d’insurgés.