La lutte contre le paludisme en Afrique connait une évolution authentiquement africaine. Deux jeunes burkinabés ont fabriqué du savon anti moustique, le Faso Soap.

Moctar Dembélé et Gérard Niyondiko, des étudiants de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE), rêvent grand pour leur continent. Arriver à avoir une Afrique où le paludisme ne devra plus être une source de maladie.

« Nous travaillons à sauver 100 000 personnes du paludisme d’ici fin 2018 en mettant un savon anti-moustique dans les mains des populations les plus vulnérables », confient-ils.

En 2015, le paludisme a tué 438 000 personnes, selon l’Organisation mondiale de la santé, la plupart en Afrique subsaharienne où il est la première cause de mortalité. Et alors que peu de moyens permettent de lutter contre la maladie, Faso Soap se présente comme un produit innovant, presque miracle : un répulsif contre les moustiques, vecteurs de la maladie, et qui contient aussi un larvicide capable, en se mêlant aux eaux stagnantes, d’endiguer la prolifération des moustiques.

Déjà, les premiers tests se sont révélés encourageants et d’autres encore plus exhaustifs sont lancés dans les laboratoires du Centre National de Recherche et de Formation sur le Paludisme (CNRFP) à Ouagadougou, au Burkina Faso. Faso Soap est donc la Fabrique de jeunes étudiants burkinabés.

« Nous sommes convaincus que le savon anti-moustique sera un nouveau moyen de prévention efficace, en complément des moustiquaires imprégnées et la pulvérisation d’insecticides dans les habitations », avouent les promoteurs sur le site de la Fabrique.

Cette idée d’entrepreneuriat social, rappelons-le, avait déjà été récompensée en 2013, à la Global Social Venture Competition (GSVC), à Beckley en Virginie Occidentale.