Grace Kudzu de "Drépano Solidaires", Lomé le 20 Juin 2016

Le 19 Juin 2016, c’était la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose. A Lomé, l’évènement n’a pas suscité beaucoup de projeteurs mais les patients, loin d’en faire un chou gras, appellent à une prise de conscience sans toutefois la prendre comme une fatalité.

La drépanocytose, selon les explications des médecins biologistes, est une maladie de l’hémoglobine  qui se manifeste par une anémie chronique (un taux d’hémoglobine bas dans le sang). Sont souvent associées, des crises douloureuses, caractéristiques de la maladie.

« La maladie débute ses manifestations dans l’enfance mais l’on peut vivre longtemps avec, à condition qu’une prise en charge adéquate soit faite », explique Yao Layibo, médecin biologiste au CHU Campus à Lomé.

Tout réside donc dans la prise en charge effective, le suivi et surtout le test de l’électrophorèse qui permet de diagnostiquer très vite le mal. C’est l’une des recommandations de Grâce Kudzu, responsable d’une association “Drépano Solidaires” qui œuvre pour le bien-être des drépanocytaires et qui fait dans la sensibilisation, l’information et l’éducation.

« L’électrophorèse doit être un passage obligatoire  avant tout mariage », souhaite Grâce Kudzu.

Pour cette jeune dame, les parents ne doivent plus penser systématiquement que c’est la fin du monde et que leur enfant va décéder du jour au lendemain, s’ils sont porteurs de traits

« C’est vrai, il y a aura des moments où ils auront à gérer avec des crises douloureuses et des complications mais avec le suivi, la santé est plus améliorée », rassure-t-elle.

Au Togo, les patients drépanocytaires disent reconnaitre un effort du gouvernement togolais surtout au CHU Campus, en ce qui concerne la prise en charge et le suivi médical. Les patients de forme “SS” sont régulièrement suivis sur rendez-vous tous les 3 mois et tous les 6 mois pour ceux qui ont développé la forme “SC”.

Ils sont au total 16% à être porteur du gène S et, 12% pour le gène C.  Ce sont eux qui développent les formes “AS” et “AC” mais ne font pas la maladie contrairement aux formes “SS” qui représentent 4% et 2% pour les “SC”.

Au Togo,  Pour cette jeune dame les parents ne doivent plus penser systématiquement que c’est la fin du monde et que leur enfant va décéder du jour au lendemain, s’ils sont porteurs de traits.

Au Togo, seulement deux centres de prises en charge spécialisés dans le secteur public, tous à Lomé,  notamment le Centre de pédiatrie du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sylvanus Olympio et le service laboratoire du CHU Campus.

Voltic Togo