Christian Trimua, ministre des droits de l'homme

Un Comité regroupant des acteurs de la société civile et de partis politiques réclame la lumière sur les allégations de décès en détention de ceux qu’il qualifie de prisonniers politiques. Dans un mémorandum dont copie a été envoyé à Africa rendez-vous, les signataires ont dressé la liste de 111 personnes dont les conditions d’arrestation et de détention ne sont pas les plus luisantes.

Le Comité évoque 76 personnes arrêtées et détenues dans l’affaire « Tiger Revolution » dont 5 personnes décédées en détention;  4 personnes actuellement malades et détenues au Cabanon du CHU Sylvanus Olympio et 67 encore en détention.

Il est aussi mentionné “16 personnes arrêtées et détenues dans l’affaire GOMA Aziz et codétenus ;  8 personnes arrêtées, gardées à vue ou détenues pour cause de manifestation ; 2 personnes arrêtées et détenues pour délit d’opinion ; 1 personne arrêtée et gardée à vue pour délit de presse ;  5 personnes arrêtées, gardées à vue ou détenues pour cause de grève et d’organisation ; 3 personnes arrêtées et détenues pour cause d’atteinte à la sûreté de l’Etat“.

Sur ces 111 personnes arrêtées, gardées à vue ou détenues, peut-on lire dans le mémo, 7 au total ont été libérées. 

Le Comité dit réclamer la libération inconditionnelle et immédiate de tous les prisonniers politiques du Togo et réparation-dédommagement de ces citoyens injustement arrêtés, détenus, torturés ou morts en détention ; la réapparition en vie de tous les prisonniers politiques.

Aussi, la mise en place d’une Commission internationale d’enquête indépendante pour faire toute la lumière sur les allégations de décès en détention sous la torture ou toute autre cause avec identification et arrestation des auteurs et commanditaires de ces actes criminels pour qu’ils en répondent devant la Justice, conformément à la législation en vigueur et aux instruments internationaux ratifiés par les autorités togolaises.

“Nos enquêtes et investigations ont mis à jour des allégations de tortures, traitements cruels, inhumains et dégradants sur des détenus politiques mettant en cause 18 agents qui, détenteurs d’autorité de la force publique, doivent être entendus pour en répondre. 

Il est également évoqué dans le mémorandum, la dissolution des unités coupables d’exactions à l’encontre des prisonniers politiques. 

En décembre 2020, le ministre togolais des droits de l’homme, Christian Trimua a déclaré qu’il n’existait aucun détenu politique au Togo.

Voltic Togo