Invité sur une radio locale le mardi 12 août 2025, Gérard Adja, secrétaire exécutif de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), a dénoncé la « confiscation du pouvoir politique » au Togo et appelé les citoyens à reprendre leurs responsabilités face à une gouvernance qu’il juge « sans vision » et « centrée sur des intérêts personnels ».
Selon lui, les dirigeants actuels gouvernent pour leur profit, sans se soucier des besoins essentiels des populations, citant la pauvreté persistante, le chômage et l’insuffisance des services publics. « L’obtention du pouvoir ne devrait pas être une fin en soi. Gouverner, c’est répondre aux besoins du peuple, pas confisquer l’Etat », a-t-il insisté.
Critique du boycott et appel à la participation
Gérard Adja a également pointé la faible participation aux récentes élections municipales, qu’il attribue au boycott d’une partie de l’opposition et à la démobilisation populaire. « Ne pas aller voter, c’est laisser une minorité décider pour la majorité », a-t-il affirmé, regrettant que « ceux qui sortent sont souvent les fidèles du pouvoir ».
Il estime que si les citoyens s’étaient massivement déplacés aux urnes, le rapport de force aurait été tout autre.
Pour le responsable de la DMP, seule une mobilisation forte et visible peut contraindre le pouvoir à dialoguer et à réformer. « Nous avons besoin d’un peuple debout. S’ils voient un million de personnes dans les rues, ils ne pourront pas réprimer comme avant », a déclaré M. Adja en appelant la population à vaincre la peur et à sortir de derrière les écrans.
Une mise en garde au pouvoir
M. Adja a aussi critiqué la répression des manifestations, la restriction des libertés et le non-respect des traditions, évoquant le cas d’une cérémonie de quarantième jour interdit récemment par les autorités. « Le pouvoir est en train de braquer les populations. La compression excessive finit toujours par éclater », a-t-il averti.
Concluant son intervention, Gérard Adja a appelé le pouvoir à revenir à la raison et à trouver ensemble une porte de sortie honorable de la crise, estimant que la fin d’un pouvoir n’est pas la fin du monde.














