A Lomé, le samedi 12 juillet 2025, le Gouvernement du Togo, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), a réuni des parents et enfants autour d’un film documentaire sur la parentalité positive. Une rencontre conviviale, suivie d’un débat riche en émotions et en enseignements.
C’est dans une ambiance chaleureuse et participative que s’est tenue, une séance de projection consacrée à la parentalité positive. Parents, enfants et professionnels de la protection de l’enfance ont répondu présents à cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du mois de la parentalité, traditionnellement célébré en juin, mais décalé cette année pour des raisons de calendrier.
La projection du film documentaire a illustré les défis quotidiens que rencontrent plusieurs familles dans l’éducation de leurs enfants. Des situations distinctes y sont exposées, révélant la complexité mais aussi la résilience des parents face à diverses épreuves.
Parmi les témoignages, celui d’une famille confrontée à l’autisme de leur enfant. « Ce n’était pas facile. Il a fallu apprendre, se former, accepter… mais grâce à l’accompagnement de spécialistes, notre enfant a pu commencer à parler et évoluer normalement », confie un parent dans le film.
Autre figure poignante : une mère devenue parent solo après la perte brutale de son mari, confrontée à la solitude et aux difficultés économiques. Un troisième témoignage met en lumière les défis d’une jeune maman privée du soutien familial, dans un contexte africain où l’entraide intergénérationnelle reste primordiale.

Un débat pour briser les silences
La projection a été suivie d’un débat interactif, modéré par des représentants du gouvernement et de l’UNICEF. L’objectif est d’ouvrir la parole pour permettre aux parents de partager leurs expériences, d’exprimer leurs doutes, mais aussi de recevoir des outils concrets pour mieux accompagner leurs enfants.

« Quand on parle de parentalité positive, ce n’est pas pour dire que les parents ne sont pas positifs », a souligné Erinna Corinne Dia, représentante de l’UNICEF. Pour elle, c’est pour encourager des pratiques d’éducation bienveillantes, sans châtiments corporels, où l’on privilégie la communication, l’écoute, l’amour et le respect du rythme de l’enfant.
Un programme national en déploiement
Le programme national de parentalité positive, lancé en 2024, est piloté par le ministère de l’Action sociale avec le soutien de plusieurs ministères sectoriels. La directrice de la prévention des situations de vulnérabilité, Mazalo Tiadema-Patasse, a rappelé que ce programme vise à former plus de 100 mille parents à travers tout le pays, sans distinction d’origine ou de condition sociale.

« La première phase a permis de former les acteurs institutionnels. Nous allons maintenant déployer le programme au niveau communautaire, afin de toucher directement les familles, y compris les jeunes parents et les familles monoparentales », a-t-elle précisé.
Au-delà de cette rencontre ponctuelle, les organisateurs ont insisté sur le fait que la parentalité ne se limite pas à un mois dans l’année. « Etre parent, c’est un long chemin, parfois difficile, mais on n’est pas seul. Ce genre de rencontres crée une vraie communauté de soutien », a conclu un participant.














