La Standard Bank Group et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) ont conclu un accord de partenariat pour mobiliser 100 millions de dollars en faveur des femmes africaines.

C’était le dimanche, 9 février 2020, à Addis-Abeba, en Éthiopie en marge du 33ème sommet de l’Union africaine (UA).

Cet accord vise à mettre en place l’African women leadership fund (AWLF), une initiative qui vise à améliorer l’autonomie des femmes d’affaires africaines.

Ces fonds vont permettre de soutenir les objectifs 5 et 8 du développement durable de l’organisation des nations unies (ONU) notamment égalité des sexes et travail décent et croissance économique des femmes. Ils vont également soutenir l’agenda 2063 de l’Union africaine, en fournissant des financements à des femmes africaines gestionnaires de fonds d’investissement.

A travers cet accord, elles pourront investir dans plusieurs entreprises détenues majoritairement par des femmes, notamment dans les secteurs prioritaires tels que l’éducation, l’industrie manufacturière, les soins de santé, l’énergie propre et l’agriculture.

Sur les 100 millions $ prévus pour le capital initial du fonds, près de 20 millions ont été réunis samedi 8 février 2020, avant l’accord. Il s’agit du président du Rwanda, Paul Kagame qui a annoncé une contribution de 500 mille dollars, le président sénégalais, Macky Sall, s’est engagé à verser la même somme. 10 millions de dollars ont été annoncés par le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ainsi que la première ministre norvégienne Erna Solberg a promis 8 millions de dollars.

Pour la secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, ils renversent les rôles et font des femmes les décideurs de l’argent à investir en Afrique. « Nous voulons que les femmes soient du côté de l’offre d’argent, et pas seulement du côté de la demande », a -t-elle souligné.