Plus d’une centaine de marchandes des marchés Xlacodji, Gbogbanou, Ouando, grand marché de Porto-Novo ont manifesté ce mardi dans les rues de la ville capitale avant de se rendre au palais des gouverneurs. Contrairement aux récurrentes marches de soutien, cette initiative vise à protester contre la hausse des prix des produits de première nécessité et réclamer un nouvel emplacement pour les vendeuses du marché Gbogbanou déguerpies le 05 Mai 2012.

Réunies au sein de la coordination des comités des marchés de Porto-Novo et de la coordination des comités d’action des usagers des marchés du Bénin, toutes de blanc vêtues, ces femmes ont pris d’assaut hier matin les rues de Porto-Novo. Parties de Cotonou, les femmes des marchés Gbogbanou et Xlacodji ont parcouru des dizaines de kilomètres pour atteindre le palais des gouverneurs à Porto-Novo où les attendaient leurs homologues des marchés Ouando, Djassin, Ahouangbo et du grand marché. Sur les pancartes et banderoles, on pouvait lire des slogans hostiles au gouvernement et aux autorités de la SOGEMA. “Trop c’est trop”, “Le peuple a faim et le régime en place est rassasié” ou encore : “Nous disons non au mutisme du gouvernement”, “Non à la complicité du pouvoir”. Tenant dans leurs mains des ustensiles de cuisine, des produits maraîchers et autres aliments comme le manioc et l’igname, les femmes ont chanté et crié tout au long du trajet qui conduit à l’esplanade de l’Assemblée Nationale. “La bataille doit continuer jusqu’à ce que les prix des denrées de grande consommation connaissent une révision à la baisse. Tant que nous n’avons pas constaté une véritable baisse des prix sur le marché, tant que nous n’aurons pas un nouveau site de marché, nous nous battrons pour atteindre ces objectifs par l’occupation des rues”, a mis en garde Thérèse Wahounwa, l’une des initiatrices de la marche.

En effet, depuis mai 2012, ces femmes vendeuses de crevettes et de poissons se sont vues arracher leur domaine de marché par une décision gouvernementale qui avait pourtant promis leur réhabilitation. La hausse des prix des produits de grande consommation, la suppression des taxes iniques, la fin des tracasseries et brimades, l’assainissement et la gestion transparente des marchés existants constituent entre autres la plate-forme revendicative des femmes. Les Députés étant en vacance parlementaire de trois mois, c’est la partie administrative composée du directeur de cabinet Comlan Dadegnon et Alassane Wahabou, secrétaire général du président de l’Assemblée Nationale Mathurin Nago qui ont reçu les deux motions de protestation et ont promis les transmettre à l’autorité qui, dans la mesure du droit constitutionnel jouera sa partition pour un règlement.

Source: Adjinakou

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