Frontière Nigeria-Seme

La réouverture de la frontière Nigeria-Bénin n’est pas pour bientôt. Elle devra attendre encore. C’est ce qu’ a fait croire en filigrane, le chef des douanes nigérianes, Hameed Ali dont les propos sont abondamment repris.

Pour le patron de la douane nigériane, la réouverture des frontières prendra le temps qu’il faut à son voisin de l’Est pour accepter avoir des discussions avec le géant de l’Afrique de l’ouest.

L’ex-Dahomey est indexé de taxer fort les produits en provenance du Nigeria tout en faisant entrer en retour, de manière informelle, ses produits. Un véritable manque à gagner pour Buhari et ses “hommes”.

Selon des économistes, la fermeture des frontières fait plus de bien au Nigeria qu’au Bénin, boostant la consommation locale. Elle pourrait également faire économiser au Nigeria, 32,5 millions d’euros de subventions chaque mois. Une grande quantité de ce premier producteur de pétrole du continent est subventionnée et coûte moitié moins cher que chez ses voisins. le prix est de moins de 0,5 euro le litre alors qu’il est de plus de 1 Euro chez ses voisins.

L’autre manque à gagner du Nigeria, c’est son riz qui peine à décoller face au riz d’Asie qui arrive au pays via le Bénin, de manière informelle.

Des géants de l’économie nigériane, Ade Adefeko, représentant pour le géant international de l’alimentation Olam ou encore Aliko Dangote grand producteur de ciments se rongent les ongles.

Le Nigeria, dont la mégalopole de Lagos fait 20 millions à elle seule, attend du bénin, petit de 12 millions d’habitants à être prêt pour venir à la table de discussions.