Dr Cassiel Ato Forson / Source facebook

Le ministre ghanéen des Finances, Dr Cassiel Ato Forson, a annoncé que le gouvernement lancera la construction d’environ 5 000 kilomètres de routes à travers le pays au cours des trois prochaines années. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie de relance économique portée par l’administration du président élu en début d’année.

S’exprimant devant le Parlement à l’occasion de la revue budgétaire à mi-parcours de l’année 2025, Dr Ato Forson a précisé que 166 circonscriptions ont été identifiées comme prioritaires en matière d’infrastructures routières. Dans chacune d’elles, le gouvernement prévoit de réhabiliter 10 kilomètres de routes par an, soit un total de 30 kilomètres par circonscription sur la période 2025-2027.

Une politique d’investissement public

Cette annonce intervient dans un contexte économique encore fragile pour le Ghana. Après plusieurs années de pressions inflationnistes, de dépréciation de la monnaie locale et de ralentissement de la croissance, le nouveau président, entré en fonction début 2025, a promis de remettre le pays sur les rails à travers une politique ambitieuse d’investissements publics et de réformes structurelles.

L’un des axes majeurs de cette politique est la réhabilitation des infrastructures de base, notamment les routes, afin de stimuler les échanges intérieurs, faciliter l’accès aux zones rurales et soutenir la compétitivité des entreprises locales. Selon le gouvernement, la construction de routes contribuera également à créer des milliers d’emplois dans les secteurs du BTP et des services associés.

Un pari sur la croissance inclusive

Le ministre des Finances a souligné que cette stratégie vise à stimuler une croissance plus inclusive, en s’appuyant sur des projets concrets et visibles dans toutes les régions du pays. Il a également assuré que les travaux seront répartis équitablement sur l’ensemble du territoire, sans discrimination politique.

Ce vaste programme d’infrastructures représente un signal fort de la volonté du gouvernement de rétablir la confiance, de redynamiser l’économie locale et de répondre aux attentes des populations, notamment dans les zones longtemps négligées en matière d’aménagement routier.

Voltic Togo