La capitale togolaise est, depuis ce mercredi, le centre des réflexions régionales sur l’avenir des systèmes d’information dans la microfinance. CERGI SA, premier éditeur africain de logiciels de gestion bancaire, a ouvert les travaux du Symposium 2025 des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) de l’UEMOA, placé sous le thème : « Problématique de la conformité avec la règlementation ».
Le Symosium veut permettre d’échanger entre autres, sur le Cadre règlementaire, la conformité et exigences de reporting ou encore, la qualité du système d’information de gestion et de transformation digitale.
Les discussions vont permettre de réfléchir sur les mécanismes de coopération entre SFD et fintechs pour réduire les coûts opérationnels et renforcer l’efficacité.
La cérémonie d’ouverture, présidée par M. Yao Dodzi DOGBO, président du Conseil d’administration de CERGI SA, a réuni à Lomé des responsables d’institutions financières, des experts en systèmes d’information, ainsi que des représentants d’associations professionnelles venus du Togo, du Bénin, du Burkina Faso et d’autres pays de la sous-région.
Aujourd’hui, nous réunissons à Lomé, tout ce qu’on appelle microfinance. Les opérateurs qui interviennent dans ce domaine doivent respecter les réglementations de la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest ndlr) et vis-à-vis du ministère des Finances.

Un secteur en pleine transformation
Au Togo comme dans l’ensemble de l’UEMOA, le secteur bancaire et celui de la microfinance connaissent une expansion rapide, portée par la demande croissante de services financiers inclusifs. Selon les données de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le taux d’inclusion financière dans l’espace est passé de 47 % en 2016 à 72,3 % en 2023. Cette progression s’explique par la multiplication des institutions de microfinance, l’essor du mobile banking et la digitalisation progressive des services bancaires.
Mais cette évolution s’accompagne de défis de taille : exigences accrues de conformité réglementaire, besoin de fiabiliser les systèmes d’information, protection des données sensibles et lutte contre les cyberattaques. Pour les SFD, qui jouent un rôle clé auprès des populations à faible revenu, ces enjeux représentent à la fois une contrainte et une opportunité d’amélioration.

Vers une feuille de route commune
M. DOGBO a insisté sur l’importance d’une collaboration accrue entre les acteurs : « Face à l’évolution rapide du cadre réglementaire et aux défis technologiques, il est impératif que les SFD mutualisent leurs ressources et investissent dans des systèmes d’information fiables, sécurisés et interopérables ».
Le symposium devrait déboucher sur une feuille de route opérationnelle et des recommandations pratiques pour permettre aux institutions de microfinance de la sous-région de mieux anticiper les évolutions à venir et de consolider leur rôle dans la promotion d’une finance inclusive, durable et sécurisée.
















