Dédé Ahoéfa Ekoué, Présidente du comité d'organisation du forum AGOA 2017

En 2016, les exportations du Togo vers les Etats-Unis sont évaluées à 10.855.000 dollars US, dont 134.000$ sous AGOA (Africa Growth and Opportunity Act), soit 1,23%. Un pourcentage jugé trop faible par la direction du commerce extérieur.

En prélude au Forum AGOA, qui se tiendra à Lomé du 08 au 10 août prochain, le Togo a élaboré une politique d’exportation sous AGOA. Pour la présidente du comité national d’organisation de ce forum, l’un des défis du Togo face à la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique, est d’augmenter les exportations afin de tirer un maximum d’avantages. Le Togo veut passer par le canal d’AGOA pour générer d’emplois au sein de sa population jeune, a indiqué Dédé Ahoéfa Ekoué, soulignant la nécessité de disposer d’une politique sur l’accroissement des exportations vers les USA sous le régime AGOA.

Cette politique qui vise à accompagner le « secteur privé en vue de faire de l’AGOA un levier d’intensification de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté des couches les plus vulnérables », a déclaré Dédé Ahoéfa Ekoué.

Sur les causes de la faible exportation du Togo sous AGOA, Lotfi Kourdali, Directeur adjoint de programme au bureau du Trade Hub, a relevé entre autres le déficit d’une politique précise, l’absence de transformation locale des produits, le manque de diversification des filières à l’exportation, la barrière linguistique et la concentration des exportations vers l’UE.

« Identifier des secteurs ou filières clés pour maximiser les actions tout en tenant compte de la demande du marché américain », a suggéré Lotfi Kourdali.

Dans cette politique, des filières comme soja, ananas, le secteur minier et l’artisanat ont été sélectionnés. La noix de cajou, non éligible sous AGOA, peut bien se vendre en Amérique car le pays en est le premier consommateur mondial.