Le Parlement français, de façon unanime à prolongé le mandat de l’opération militaire Serval au Mali, le lundi 22 avril dernier. Les autorités françaises parlent d’un retrait progressif de la force en présence dans les prochains jours. Ils ne devront rester qu’un millier avec la relève des casques bleus de l’ONU.

Sans surprise, les députés français ont accordé leurs violons pour la prolongation du mandat de l’opération militaire française Serval au Mali. 342 votes pour, 0 vote contre. Conformément aux textes en vigueur en France, la prolongation de toute mission militaire de la France à l’étranger après quatre (4) mois d’intervention nécessite une approbation de l’Assemblée nationale. Le vote a été donc précédé d’un débat.

A l’ouverture de la séance à l’Assemblée nationale, le premier ministre français Jean-Marc Ayrault à l’ouverture de la séance à l’Assemblée nationale a indiqué que l’intervention de la France au Mali était bien justifiée. « En intervenant au Mali, la France était tout simplement à sa place et à la hauteur de ses responsabilités », a indiqué le premier ministre français avant de renchérir « Notre mission doit se poursuivre ».

Selon nos confrères de RFI, l’UMP a voté pour, avec des réserves. Pierre Lellouche, président du groupe « Sahe » à la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée a mis l’accent sur la situation qui prévaut au Mali. Il a touché du doigts, entre autres, la faiblesse de l’Etat malien et de lla réconciliation nationale qui peine à prendre forme.

Pour rappel, les autorités maliennes annoncent des élections pour juillet 2013. De même, à partir du mois de juillet, l’ONU devra prendre la relève de l’opération au Mali avec ses caques bleus.

Pour le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao), Kadré Désiré Ouédraogo, lorsque l’ONU prendra en charge cette force, elle aura bien évidemment plus de moyens logistiques et financiers que l’Union africaine (UA) et que la Cédéao.

Les militaires français sont actuellement estimés à un peu moins de 4.000 hommes.

Pour rappel, l’opération Serval a été lancée le 11 janvier 2013.