Le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) a organisé, le vendredi 20 décembre 2024, un deuxième « café juridique » dans le cadre de son projet intitulé « Promouvoir la liberté d’expression et des médias, et protéger les défenseurs des droits de l’homme au Togo ». Cette rencontre, qui s’est tenue à Lomé, a réuni des journalistes, activistes et blogueurs pour échanger autour du cadre légal, éthique et déontologique des médias au Togo.
Lors de son intervention, le Directeur exécutif du CACIT, Ghislain Nyaku a évoqué les nombreux défis auxquels les journalistes togolais sont confrontés. Bien que la constitution togolaise garantisse la liberté de la presse, il a insisté sur l’importance pour les professionnels des médias de maîtriser les limites légales afin de pouvoir exercer leur métier en toute sérénité. Selon lui, cette initiative vise à doter les journalistes des outils nécessaires pour respecter les normes éthiques tout en protégeant leurs sources, leurs données et leur intégrité personnelle.
Cet événement s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large mené en partenariat avec l’Institut Panos, l’Observatoire togolais des médias (OTM) et Famedev, avec le soutien financier de l’Union Européenne.
Panels et thématiques abordées
La rencontre a été rythmée par deux panels thématiques. Le premier, intitulé « L’exercice de la profession de journaliste dans la Constitution de la Vᵉ République au Togo », a été présenté par Ferdinand Amazohoun, avocat à la Cour et membre du collectif des avocats du CACIT. Le second panel, intitulé « Quelle protection physique et numérique pour les journalistes, blogueurs et activistes au Togo ? », a été animé par Bruno Haden, expert en criminalistique numérique. Ce dernier a développé quatre axes essentiels pour garantir la sécurité des professionnels des médias.
Sur le plan physique, il a souligné la nécessité de former les journalistes aux premiers secours et à la gestion des situations d’urgence. Sur le plan numérique, il a insisté sur l’importance de protéger les données, les sources et l’identité numérique des professionnels afin de prévenir les cyberattaques. Il a également mis en avant la dimension juridique en précisant que la maîtrise des lois en vigueur constitue un levier essentiel pour exercer le métier sans risques. Enfin, il a abordé l’aspect psychologique en expliquant l’importance de sensibiliser les journalistes à la gestion des pressions émotionnelles liées à leur profession.
Cette initiative selon le Cacit, vise à renforcer la compréhension des lois en vigueur, à encourager un journalisme éthique et professionnel, et à proposer des solutions pour garantir un environnement médiatique libre et pluraliste.













