Le Bénin pays de Gbehanzin, longtemps montré comme un bel exemple de démocratie en Afrique francophone va-t-il sombrer au lendemain des législatives contestées du 28 avril 2019 ? Thomas Boni Yayi, ancien président appelle ses compatriotes à manifester.

« Le peuple a refusé la dictature, il exige le retour de notre démocratie. C’est fondamental pour nous, c’est une question de vie ou de mort », a confié Thomas Boni Yayi, à une poignée de journalistes qui a appelé le peuple à se défendre stipulant que le taux d’abstention exprimé avoisine 96%.

« Levez-vous ! », n’a-t-il cessé de marteler soulignant que « ce n’est pas au Bénin qu’on va dire que le président, après avoir mis la main sur toutes les institutions, qui ne sont plus crédibles, procède à la nomination des 83 députés, c’est inacceptable. L’armée marchera sur notre corps », a-t-il juré.

Le scrutin du 28 avril s’est déroulé au bénin avec quelques incidents surtout dans le fief de Yayi Boni, à Tchaourou, dans le centre du pays, à plus de 300 kilomètres au nord de Cotonou.