Vingt-huit ans après la disparition du « Père de la révolution burkinabè », Thomas Sankara, sa veuve, Mariam revient au devant de la scène pour réclamer qu’une enquête parlementaire soit ouverte en France en vue de faire la lumière sur les circonstances de la mort de son époux.

Reçue au Parlement français ce mardi 16 juin 2015 par le front de gauche et les partis écologiques, la veuve de l’ancien président burkinabè soutenue par un collectif d’avocats, veut en réalité l’ouverture des archives afin de connaitre la vérité sur la tragédie du 15 octobre 1987 qui a coûté la vie au capitaine Sankara et douze de ses ministres.

Dans l’assassinat du président Thomas Sankara, le nom de la France revient souvent, c’est pourquoi nous avons pensé qu’une commission d’enquête parlementaire en France permettrait de situer les responsabilités “, a déclaré Mariam Sankara. ” Si la France levait par exemple le secret de défense sur l’assassinat de Thomas Sankara, cela pourraient aider à faire la lumière sur l’assassinat du président Sankara ” a-t-elle poursuivi en soulignant que ce serait aussi bien pour le peuple burkinabé que français.

Notons qu’elle a déjà entamé des procédures judiciaires au Burkina Faso qui ont abouti, il y a quelques semaines, à l’exhumation des reste des victimes pour des tests ADN.