Young people block the road as they protest against a possible third term of President Alpha Conde on October 16, 2019, in Conakry. - A Guinea court on October 16, 2019, suspended the trial of eight opposition leaders accused of organising protests against President Alpha Conde, as fresh rioting broke out in the capital Conakry. The opposition says at least 10 people have died in three days of deadly clashes during opposition protests against Conde's push for constitutional reforms that critics say aim at letting him to run for a third term. (Photo by CELLOU BINANI / AFP)

La Guinée d’Alpha Condé se retrouve sur la liste d’alerte d’Amnesty international. Dans un rapport publié ce 13 novembre 2019, l’organisation dit ne pas être d’accord avec les violations de droits humains dont fontt preuve les forces de sécurité.

Amnesty International demande au gouvernement de faire régner la paix et l’harmonie au sein de la population en mettant fin à celui de la peur et de la répression. si ce n’est pas le cas prévient-t-elle, la situation actuelle de la Guinée, risque de s’empirer à l’approche de la présidentielle.

« Les autorités guinéennes doivent remédier aux violations des droits humains qui se multiplient, notamment les homicides de manifestants, les interdictions de rassemblements pacifiques et la répression des voix dissidentes, qui risquent de s’aggraver à l’approche de l’élection présidentielle de 2020 », fait savoir Amnesty dans ce rapport.

Cependant Amnesty reconnait que la Guinée a fait des efforts en ce qui concerne les droits de l’homme mais qu’ils étaient insuffisants.

« Le gouvernement du président Alpha Condé a fait un certain nombre de progrès dans la protection des droits humains comme l’abolition de la peine de mort, l’incrimination de la torture et l’adoption d’une loi sur le maintien de l’ordre lors de rassemblements… toute fois les autorités guinéennes ont largement échoué à remédier à la culture de l’impunité pour les violations des droits humains commises par les membres des forces de sécurité », peut-on lire dans le rapport.

Ce rapport est intitulé ‘‘Guinée : les voyants rouge à l’approche des présidentiels de 2020’’. Le document expose la situation des droits humains entre janvier 2015 et octobre 2019 en Guinée.