La pression populaire au Mali, réclamait la démission du président Ibrahim Boubacar Keita. La pression militaire a eu raison de lui et le désormais ex numéro 1 du Mali a fini par démissionner sous pression en moins de 24 heures après le début de la mutinerie.

Si aujourd’hui après des semaines de turbulences, des manifestations diverses qui ont fait hélas des victimes, devant lesquelles je m’incline (…) si aujourd’hui il a plu à certains éléments des forces armées de conclure que cela devrait se terminer par leurs interventions, ai-je réellement le choix que de me soumettre? Car je ne souhaite qu’aucun sang ne soit versé pour mon maintien aux affaires“, a dit IBK à la télévision nationale, ORTM.

Je voudrais en ce moment prévis tout en remerciant le peuple malien pour son accompagnement (…) dire ma décision de quitter toutes mes fonctions à partir de ce moment“, a -t-il conclu pour rendre sa démission et celui de son gouvernement. Il a aussi dissout l’assemblée nationale, l’une des pommes de discorde.

Cette démission n’a pas été de son propre gré. IBK et son premier ministre Boubou Cissé, avaient été arrêtés par les mutins dans la journée du 18 août 2020, quelques heures après la mutinerie.

La CEDEAO, l’UA et le Conseil des nations-unies ont condamné la mutinerie et réclamé le retour de l’ordre constitutionnel. Peine perdu.

Voltic Togo