L’écho médiatique de l’interpellation des 8 personnes du Homeland Study Group Foundation (HSGF), qui s’apprêtaient à proclamer leur indépendance du Ghana, autrefois partie du Togo, n’est pas du goût du Ghana. Pendant qu’un appel est lancé aux « media » à déposer les armes, les militaires fouillent et passent au peigne fin, le Togoland britannique.

Mercredi 8 mai 2019, à Adakpui plus précisément dans le village de Kodzobi, dans la région de la Volta, le Togoland britannique, des policiers et militaires ghanéens ont fait la ronde et fouillé beaucoup de concessions.

Selon des informations parvenues à la rédaction d’Africa rendez-vous, ils sont à la recherche de potentiels armes ou objets de défense. Pour les corps habillés, Homeland Study Group Foundation  entraîne des jeunes poour devenir des miliciens et menacer la stabilité du Ghana.

Dimanche 5 Mai 2019, alors que le président du HSGF Charles Kormi Kudzodzi et les siens s’apprêtaient à officialiser leur séparation de la république du Ghan avec un hymne à la clé, a été arrêté et conduit par hélicoptère comme 7 autres.

Ils devront être présentés à la justice. Ils pourraient être accusés de trahison, dont la condamnation peut aller jusqu’à la peine de mort. Mais le Ghana n’applique plus la peine capitale depuis 1993.

Ce n”est pas la première fois que la police met la main sur des indépendantistes du Togoland britannique. En 2017, 3 d’entre eux ont été arrêtés et présentés à la justice.

Le Togoland ancienne appellation du Togo alors colonie allemande jusqu’en  1914 avait une superficie de 88 500 km². En novembre 1918, après la défaite de l’Allemagne lors de la Grande guerre,  les 2/3 sont confiés à la France constituant l’actuel Togo et le 1/3 restant confié aux Britanniques.